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Allergènes au restaurant : les 14 obligatoires, la carte et le règlement 1169/2011

7 min de lecture

Comment fonctionne la déclaration des allergènes au restaurant : le règlement (UE) 1169/2011 et les noms qu'il porte selon les pays, les 14 allergènes à déclarer, les règles des denrées non préemballées, les systèmes de légende et de code sur la carte et comment garder la déclaration à jour. Guide pratique, pas un avis juridique.

La déclaration des allergènes est, pour beaucoup de restaurateurs, l'obligation la plus ingrate de la carte : compliquée, mouvante, et une erreur peut coûter cher. Pourtant le principe est plus simple qu'il n'y paraît — et bien menée, elle protège le client et vous en même temps. D'abord la précision qui compte : cet article n'est pas un avis juridique. La façon dont vous devez déclarer dans votre cas, les formulations attendues et les modalités de contrôle dépendent de votre pays, de votre établissement et de l'état actuel des règles. Pour votre situation, adressez-vous à votre conseil en hygiène alimentaire ou à l'autorité compétente. Vous trouverez ici le principe et la pratique, pas une consultation sur votre carte.

Un règlement de l'UE, plusieurs noms

La base est la même dans toute l'Union : le règlement (UE) 1169/2011 concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires. En France, on l'appelle couramment le règlement INCO (Information du Consommateur) ; en Allemagne et en Autriche, c'est la LMIV ; en Italie, « le 1169 ». Même loi, nom différent au quotidien. Si vous avez une clientèle internationale ou des établissements de l'autre côté de la frontière, c'est bon à savoir — car le fond s'applique à tous de la même manière.

Ce que le règlement demande à un restaurant tient en une phrase : avant de commander, le client doit pouvoir savoir lesquels des 14 allergènes à déclaration obligatoire un plat contient. Chaque pays précise ensuite le détail par sa transposition nationale, et l'autorité qui contrôle varie selon les lieux. Les 14 allergènes, eux, sont identiques dans toute l'Europe — et c'est par là que nous commençons.

Les 14 allergènes qui vont sur la carte

Les catégories à déclarer sont quatorze, ni plus ni moins : céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre), crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait (lactose compris), fruits à coque (amande, noisette, noix et autres), céleri, moutarde, sésame, anhydride sulfureux et sulfites (au-delà du seuil), lupin et mollusques (moules, calmar, escargot).

La liste est la partie facile ; le piège, c'est que l'allergène se cache souvent là où on ne le cherche pas. Sulfites dans le vin et les fruits secs, céleri dans le bouillon cube, moutarde dans la sauce toute prête, soja dans la panure. Pour chaque produit semi-fini que vous achetez, la règle est la même : lire l'étiquette, reporter ses allergènes. Comment en faire une déclaration propre, plat par plat, est expliqué dans le guide du tableau des allergènes ; le tableau des allergènes gratuit vous donne la grille toute prête.

Denrées non préemballées : le cas qui définit la restauration

Presque tout ce qu'un restaurant sert est une denrée non préemballée — préparée sur place et servie à l'assiette, non scellée comme l'emballage du supermarché. Cette catégorie a ses propres voies d'information, souvent plus souples que la bouteille étiquetée du rayon. En pratique, cela veut dire que l'information sur les allergènes doit être disponible et accessible avant que le client décide — sur la carte, en légende, sur un écriteau, ou par une réponse orale clairement signalée, adossée à un support écrit sur lequel le personnel s'appuie. Laquelle de ces voies suffit chez vous se vérifie auprès de l'autorité compétente : la mise en œuvre concrète varie, le principe d'accessibilité non.

Légende, astérisque, codes : à quoi ressemble la déclaration

Sur la carte, quelques systèmes se sont imposés. Le plus répandu est un code ou un chiffre en exposant après le plat, résolu dans une légende en bas de carte — « bœuf braisé ¹,³,⁷ » avec « 1 = céréales contenant du gluten, 3 = œufs, 7 = lait ». L'astérisque, en Italie, signale plutôt le surgelé que l'allergène ; pour les allergènes, les codes ou les notes sont le choix propre, car un même plat peut en porter plusieurs.

Deux choses décident de la qualité : l'exhaustivité et la lisibilité. Une légende en corps six que personne ne déchiffre ne remplit pas son office — ni juridiquement, ni humainement. Et la réponse orale ne remplace pas d'office l'écrit : celui qui informe de vive voix a en général besoin d'une base documentée sur laquelle l'équipe s'appuie. Le principe tient : le client décide avant de commander, pas après la première bouchée.

Additifs : la déclaration qui voyage à côté

Il vaut la peine de le signaler car on le confond souvent avec les allergènes : dans plusieurs pays — l'aire germanophone en particulier — à côté des allergènes existe une seconde obligation, distincte, sur les additifs. Colorants, conservateurs, antioxydants, exhausteurs de goût, édulcorants, produits sulfités ou nitrités, phosphates, caféine : ceux-là aussi se signalent, en général par leur propre légende. Cela touche le cola, la charcuterie, l'olive en conserve, la boisson colorée. Là où elle s'applique, prévoyez deux légendes, pas une : allergènes et additifs cohabitent, souvent dans le même bloc de notes, mais suivent des logiques différentes. Savoir si l'obligation sur les additifs s'applique à votre établissement, et comment, est un autre point à confirmer localement.

La déclaration doit être juste — chaque jour

Le défaut le plus courant n'est pas la légende manquante, c'est la légende périmée. Le fournisseur change la recette de la sauce et voilà de la moutarde dedans ; la cuisine passe du beurre à la margarine et un allergène sort tandis qu'un autre entre. Une carte imprimée ne suit pas : elle se met à jour quand on la réimprime, c'est-à-dire rarement.

C'est là qu'une carte numérique fait la différence. Avec Menudetto, l'IA détecte les allergènes dans le plat et ses ingrédients et propose la déclaration — mais avant toute publication, un humain relit les suggestions. L'IA vous enlève le travail fastidieux ; la responsabilité de l'assiette reste en cuisine. Si un produit change, vous corrigez la fiche en quelques secondes depuis le téléphone, et la carte derrière le QR code est aussitôt à jour. C'est la même raison qui fait fonctionner une offre sans gluten bien tenue : l'information correspond à ce qui sort vraiment de la cuisine aujourd'hui.

En résumé

La déclaration des allergènes au restaurant suit le règlement (UE) 1169/2011 — appelé différemment selon les pays : 14 allergènes que le client doit pouvoir repérer avant de commander ; les denrées non préemballées ont leurs propres voies d'information accessibles ; sur la carte, codes et notes fonctionnent mieux que l'astérisque ; et dans plusieurs pays la déclaration des additifs accompagne celle des allergènes. Ce qui compte le plus, c'est que l'information corresponde à ce que vous servez aujourd'hui. Pour le comment exact dans votre établissement, parlez-en à votre conseil et à l'autorité compétente — cet article est un guide pratique, pas un avis juridique.